Pascal Fesneau : Qui parle la langue du client, a 60% chances de concrétiser un projet

pascal fesneau flippedPascal Fesneau, le consul honoraire de France a Cluj a parlé de l’economie roumaine, pur les français.

Comment se développent-elles, les entreprises francophones dans le domaine économique de Cluj ?

Je ne connais pas les entreprises francophones, mais celles françaises sont certainement en expansion. Certaines ont une augmentation de 5 ou 10 par rapport à l’année dernière, et les autres presque 80. Cette augmentation est connue à Cluj, et en toute la Roumanie. On sent même un démarrage de l’activité des placements, surtout sur le marché français, depuis le début de l’année.

Monsieur le consul, vous êtes en Roumanie de plus de 17 ans. Comment caractériserais-vous l’environnement roumain, tant celui d’affaires, que celui social. Est-il convenant pour les sociétés françaises d’investir ici ?
On doit regarder le problème d’une autre façon. Pourquoi ne pas venir à Cluj? C’est-àdire, on ne pense pas seulement à une maind’oeuvre pas cher. C’est une pensée du passé. Maintenant, les investisseurs analysent, par exemple, la sécurité des informations, le risque du tremblement de terre ou du terrorisme. Un autre exemple serait l’infrastructure, en général. L’aéroport est la meilleure porte de Cluj, mais, malheureusement, l’infrastructure
des chemins de fer ou celle des routes ne sont pas assez développées. Toutefois, Cluj a les avantages nécessaires.
Il y a aussi les arguments concernant les ressources humaines, la compétence, l’intelligence et la capacité créative des
gens. Les investisseurs cherchent à présent des endroits où il y a une certaine qualité de la vie, une diversité culturelle et linguistique. C’est pourquoi ils s’adressent aux beaucoup de marchés du monde et ils cherchent l’intelligence. L’expérience aussi, mais la créativité est le principal avantage qu’on a à Cluj. C’est pourquoi Cluj est
en Top 10 des villes du monde en ce qui concerne l’art contemporain.
Comme consul, qu’est-ce que vous dites aux français qui veulent votre aide dans différentes situations ? Quel est le message que vous leur transmettez ?

Je veux leur dire d’apprendre le roumain. Je trouve qu’il est très important de l’apprendre, en étant étudiant à Cluj pour cinq, six, sept ans. Il n’est pas nécessaire un niveau cursif, mais pour résoudre les problèmes quotidiens. Cluj a une qualité de vie extraordinaire. Pour un français, il est très facile de s’adapter. Il est facile aussi d’investir et de commencer un projet, les seuls désavantages pour notre développement étant les ressources humaines, l’éducation qui est déficitaire, surtout dans le domaine technique. Du point de vue législatif, l’alternance entre les études et la pratique dans des entreprises est déficitaire, surtout dans les activités de production. Le deuxième désavantage, j’en ai parlé avant, est l’infrastructure, surtout entre les villes qui sont dans la proximité de Cluj. Mais tout s’améliore, même si le déroulement est très lent de notre point de vue.

Mais la fiscalité en France, comment estelle, comparatif à la Roumanie ?

Il est vraiment clair que la fiscalité de Roumanie est meilleure, elle est plus intéressante. Mais, d’autre part,
l’infrastructure des routes et les services des routes, les services de médecine et les écoles ne bénéficient pas d’argent et les salaires ne sont pas assez valorisés pour certains métiers. Pour un businessman, la fiscalité roumaine
est très intéressante, en la comparant avec les autres fiscalités européennes et elle attire les investisseurs en Roumanie. Il est important d’avoir un impôt justifié. Les Roumains sont prêts pour payer à condition que l’argent soit bien utilisé et reparti. Au-delà de la fiscalité, il est aussi important de parler des gens, parc qu’en fin, une entreprise est formée par eux. Je souhaiterais que notre systèmes économiques pensent moins aux actionnaires et fonds des placements ou des pensions qui investissent en Bahamas ou Panama et pensent plus à l’argent qui circule
dans l’économie locale et réelle.

On peut faire les affaires en français, dans un monde où l’anglais est partout ?

On ne regarde pas le problème de cette façon. Le français est la deuxième langue, après l’anglais, comme langue de circulation internationale. Le chinois est parlé presque seulement par les Chinois, mais le français est parlé dans le domaine d’affaires dans beaucoup de pays et régions: le Canada, l’Afrique, la France, la Belgique, pays avec
une très bonne augmentation économique. Si vous parlez la langue du client, vous avez 60% chances de concrétiser une commande. En conclusion, le français est, surement, une langue d’élite, qui fait la différence entre deux personnes qui luttent pour la même position. Elle est la langue de la diplomatie, de la culture, du sport, mais elle est aussi la deuxième langue scientifique, du point de vue du niveau de production écrite dans ce domaine. De même, elle est la deuxième langue dans le domaine d’affaires.

Vous pouvez lire cet article en anglais ICI.

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